C'est très bon

La violence en embuscade- Dror Mishani

 

« Ton rôle, c’est de mettre au clair les faits, pas le pourquoi des faits »

 

Une bombe factice est déposée aux abords d’une crèche. Avraham Avraham, de retour en Israël après un long congé à Bruxelles, passé aux côtés de Marienka, sa fiancée, est chargé de l’enquête. Elle ne se présente pas bien : une directrice de crèche hostile et pleine de secrets, un père humilié devant les autres parents, s’occupant seul de ses deux enfants (la mère serait repartie pour un temps dans son pays d’origine), poseur de bombe ou complice (ou innocent…) et un Avi au coeur encore lourd de sa précédente enquête plutôt mal résolue. Son jugement est-il désormais plombé par les erreurs commises dans cette affaire de disparition?(cf : Une disparition inquiétante) C’est ce que semble penser Ilana, la supérieure de notre policier…

Quel plaisir de retrouver Avi, son obstination de mulet tintée d’angoisse, son amoureuse qui s’éloigne pour on ne sait quelle raison… Comme dans le précédent volume (surtout ne pas lire celui-ci avant « Une disparition inquiétante », en effet tout est dit de ce premier livre, y compris la résolution de l’affaire, ça c’est dommage), on suit ses atermoiements, ses doutes et avancées par rapport à l’enquête, parallèlement à ceux d’un personnage dont les motivations et la personnalité nous sont révélées pas à pas. J’adore ce procédé, ce roman m’a passionnée au moins autant que le premier, il est sombre, les enfants y ont leur importance, comme dans le précédent, auquel il ne ressemble pas pourtant, (Non Mishani ne réécrit pas la même chose à chaque fois !) et on a peur pour eux…

J’ai juste été un peu déçue par la fin, que je vais relire avant de rendre le bouquin à ma désormais très chère Médiathèque. Je ne suis pas sûre d’avoir tout compris, comme Avi je doute et comme lui j’ai besoin de comprendre (ah ah ah)…

Je serai au rendez-vous pour la lecture du troisième, du quatrième Mishani. J’adore cet auteur, décidément.

Dans chaque enquête, il y a un moment où l’on croit que jamais le tableau ne s’éclaircira. On pense qu’il y a trop de détails, trop différents, trop éloignés les uns des autres. Aussi éloignés que les gens assis sur cette plage. On a l’impression que tout est noir ou masqué par le brouillard. Mais au bout d’un certain temps, les connexions se font et l’image s’éclaircit. Toujours. Un point s’allume soudain dans l’obscurité, qui jette une nouvelle lumière sur le reste, les détails apparaissent sous un autre jour, prennent un sens, s’ordonnent. Les éléments qui semblaient sans rapport entre eux se révèlent au contraire étroitement liés.

10 réflexions au sujet de « La violence en embuscade- Dror Mishani »

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