C'est très bon

Nowhere girl- Magali Le Huche

Nowhere girl par Le Huche

« Tu veux dire que tu existais en même temps que les Beatles et tu ne les écoutais pas?! »

 

Magali, dite Maga par ses copines, fait sa rentrée en classe de 6e, dans les années 90. Elle est pleine de bonne volonté et soucieuse de bien faire. Trop soucieuse? En effet, le désir d’être une bonne élève, d’être aimée par ses professeurs, se transforment peu à peu en stress, en fardeau de plus en plus lourd que la petite fille doit porter sur ses épaules. Franchir le portail du collège devient impossible pour Magali. Elle ne s’alimente plus, vomit, ses camarades se moquent d’elle. Ses parents, tous deux psychanalystes, s’inquiètent de la voir aussi mal.

Une psychologue finit par poser un diagnostic sur son malaise : l’adolescente souffre de phobie scolaire. Dès lors, Magali est scolarisée au CNED. Parallèlement, elle développe une passion dévorante pour les Beatles, qui va remettre de la joie dans sa vie et la sortir de sa dépression. Elle les connaît par coeur, les quatre de Liverpool, ils l’accompagnent au quotidien, elle leur parle, elle est vent debout si l’on s’aventure à les comparer aux Stones, connaît les chansons, les biographies de Mc Cartney et ses acolytes sur le bout des doigts.

Plus qu’une histoire de groupie qui tourne à l’obsession (réjouissante, l’obsession malgré tout), c’est surtout à la naissance d’une artiste que l’on assiste au fil des pages. Magali, de l’amour plein les poches, (les Beatles sont avec elle, partout, tout le temps, dans sa poche !) laisse enfin éclore son talent pour le dessin… et finira par retourner en classe.

J’ai failli rendre cette BD à la médiathèque sans la lire faute de temps et ça aurait bien dommage. J’ai été vraiment charmée et très touchée par l’histoire de Magali, par le regard posé de l’adulte qu’elle est aujourd’hui sur la gamine qu’elle a été. Un regard tendre, amusé, un poil nostalgique aussi, même si cette phobie scolaire fut une vraie douleur que l’autrice n’édulcore pas. ( j’aime autant vous dire que l’école n’en sort pas grandie, ce qu’a vécu Magali s’apparente à de la maltraitance institutionnelle…).

Le dessin est joyeux, rigolo, avec des accents à la Sattouf (des petits flèches indiquent les caractéristiques des personnages) et puis ces couleurs ! Du rose, du noir, du flashy, c’est vivifiant, c’est de l’énergie et du bonheur en barre. Bravo !

A lire, à offrir, en fredonnant « she loves you yeah yeah » de toute façon, même si l’on n’est pas une grande fan des Beatles 🙂

 

 

4 réflexions au sujet de « Nowhere girl- Magali Le Huche »

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