C'est plutôt bon

La douceur de l’eau- Nathan Harris

« Tu agiras à ta guise de ton côté et moi de même de mon côté. Et ce qui en résulteras, eh bien, nous le tolérerons »

Landry et Prentiss sont frères. Nouvellement affranchis après la guerre de Sécession, ils découvrent la liberté et rêvent de retrouver leur mère, autrefois vendue par un propriétaire esclavagiste. Dans la forêt, ils croisent le vieux George Walker, endeuillé. Son fils Caleb serait mort au combat. Landry et Prentiss, d’abord réticents, acceptent de travailler aux côtés de George au défrichage de sa terre, contre un salaire et un toit. Entre les trois hommes, l’entente se transforme peu à peu en respect, voire en amitié. Le retour de Caleb va pourtant tout bouleverser…

J’ai pour ma part un sentiment mitigé sur ce livre encensé par la critique et les blogueurs. J’ai aimé ses variations de rythme, singulier, alternant moments d’une extrême lenteur et événements qui se précipitent et relancent l’histoire. J’ai aimé les personnages extrêmement fouillés, la douceur et la violence qui les habitent tour à tour, l’introspection de chacun à laquelle cède l’auteur, avec beaucoup de justesse et de finesse. Tout cela est très réussi. Je n’avais jamais lu de roman qui parle de l’après-guerre de Sécession -juste après- et je reconnais de belles qualités à celui-ci. Il est dur, je préfère prévenir les lecteurs sensibles. Une scène en particulier m’a fait frémir d’épouvante. Toutefois, la violence reste dosée et il est entendu que l’on ne peut évoquer les horreurs de l’esclavage avec des pâquerettes et des petits oiseaux.

Le temps devient malgré tout plutôt long dans la deuxième partie et la fin s’étire, s’étire.. elle aurait largement gagnée à être plus sèche. Eh oui, à un moment il faut finir. Les longs développements sur la vie -presque- commune d’Isabelle et Mildred ne m’ont pas paru follement intéressants ni apporter quelque chose d’essentiel à l’histoire. Il y a d’autres moments où j’ai eu l’impression de tourner en rond, mais je ne veux pas divulgâcher. Vous penserez -ou pas- la même chose que moi si vous le lisez.

J’ai le sentiment, comme souvent, que l’auteur ne savait pas comment écrire le mot fin et c’est franchement agaçant. Non, non je n’ai pas sauté des pages. J’ai tout lu, jusqu’au bout, et je regrette vraiment que ce beau roman perde en puissance à force de ne pas se terminer. Il est  vraiment TROP LONG.

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10 réflexions au sujet de « La douceur de l’eau- Nathan Harris »

  1. Je suis d’accord avec toi sur la fin qui n’en finit pas de finir … mais pour moi les qualités de ce roman dominent franchement sur les imperfections (n’oublions pas que c’est un premier roman et puis j’ai vu l’auteur et il est éminemment sympathique, voilà, voilà).

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