Non classé·pour le dire vite

Quelques chroniques en accéléré :)

Vous vous dites « elle a remplacé les livres par des casseroles? » Vous croyez que je ne lis plus? Détrompez-vous, ça ne m’arrive jamais, de ne pas lire. Je lis je lis je lis et je chronique peu, car je manque de temps. Je vous livre donc quelques lectures récentes, plus ou moins satisfaisantes, en accéléré.

Le piège – Jean Hanff Korelitz

« Car, même si ce qu’il avait fait n’était pas quelque chose de mal, pas du tout, c’était quand même un peu…mal. »

C’est l’histoire de Jacob Finch Bonner, un écrivain un peu sur le déclin, qui enseigne  l’écriture dans une université du Vermont. Un de ses étudiants arrogants, un certain Evan, lui soumet au cours d’un atelier l’intrigue géniale qu’il a l’intention d’écrire. Oui, l’idée d’Evan est vraiment géniale et lorsqu’il meurt, Jacob lui pique son idée et écrit le livre. Comme prévu amour et gloire sont au rendez-vous. Jusqu’au jour où Jacob reçoit des courriers menaçants. Quelqu’un sait et menace de révéler que Jacob n’est qu’un voleur.

L’ intrigue assez convenue et on est loin du chef-d’oeuvre loué par Stephen King en personne. Ce roman souffre par ailleurs d’une écriture assez plate, y compris dans les passages du livre « génial »(intercalé dans le récit) de Jacob. C’est peut-être un problème de traduction mais c’est dommage car il s’agit d’un livre où l’écriture occupe une place centrale. Donc si le livre (les livres) est génial, on attend une écriture qui l’est aussi. Le roman se lit néanmoins sans peine et la fin est très inattendue : on est sauvés par le twist.

Et que ne durent que les moments doux- Virginie Grimaldi (lecture audio)

« Tu es ton seul frein. La seule personne qui a l’obligation de te rendre heureuse, c’est toi. »

Avec mon amie Laure, on a décidé de tenter un roman dit cucul et on a choisi celui-ci. On était sûres et certaines qu’on allait se noyer dans la cucuterie et ça nous faisait marrer d’avance. On a été bien attrapées… Pour résumer vite fait : deux femmes, deux histoires. Deux maternités. La première est divorcée, viscéralement attachée à ses enfants qui sont grands et ont quitté le nid. Ils se bombardent mutuellement de sms cucul (oui il en faut un peu tout de même). La seconde est une jeune maman qui vient de mettre au monde un enfant prématuré et c’est son séjour à l’hôpital, l’attente et l’angoisse qui nous sont racontés. Quel est le lien entre ces deux femmes? Pas celui qu’on croit. Pas mal fichu, touchant, drôle aussi, je ne nierai pas avoir passé un bon moment. La lectrice, Marcha Van Boven, a une voix très agréable, elle sait faire passer de l’émotion dans sa lecture, mais aussi de la gaité. J’ai malgré tout tiqué sur sa façon de prononcer le mot « auxiliaire » qui devient « augziliaire » à de nombreuses reprises.

En revanche, j’ai voulu retenter un Grimaldi, toujours en écoute, et ça a été une catastrophe de cucuterie. J’ai abandonné.

L’origine de la violence- Fabrice Humbert

« Le camp était un délire animé par des fous »

Un enseignant en voyage scolaire est interpellé par la photographie d’un déporté à Buchenwald. La ressemblance avec son père est saisissante. S’ensuivra une enquête vertigineuse qui va conduire ce professeur dans l’enfer du camp de Buchenwald, sur les traces de… (je ne dis rien pour ne pas déflorer) et qui le fera s’interroger sur les origines de sa propre violence. Je résume mal et vite : c’est un livre difficile, puissant et dur, certains passages sont totalement insoutenables et je me suis demandée si je n’allais pas abandonner. entre deux descriptions de torture, fermer, respirer et tenir bon.

Je ne dirai pas que j’ai aimé, c’est difficile de dire qu’on a aimé un tel livre. Ce qui est certain, c’est que ce roman (sans doute auto fictionnel) laisse des traces. Je l’ai terminé hier soir (merci l’insomnie) et j’y ai pensé toute la journée d’aujourd’hui. Et puis, l’écriture de Fabrice Humbert… J’ai lu plusieurs livres de cet auteur que j’aime beaucoup et je remarque que la  question de la violence est un fil rouge qui traverse toute son oeuvre.

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19 réflexions au sujet de « Quelques chroniques en accéléré :) »

  1. J’ai lu « l’origine de la violence » il y a quelques années et c’est un roman qui m’avait marquée, comme tout ce que j’ai lu de l’auteur. Les deux autres ne me tentent guère. Tu m’as fait rire avec la cucuterie, point trop n’en faut quand même 😉

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  2. J’oublie le premier, j’oublie le deuxième (cela dit je la suis sur facebook, elle est drôle) et j’ai lu le troisième, un grand livre, j’avais beaucoup aimé. J’aime bien ses chroniques accélérées, c’est de la « taille » de mes articles normaux et c’est bien suffisant pour moi, je déteste quand les gens racontent tout ! 🙂

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